18 novembre 2009

Arrivés!

 

 Hé bien voilà, partis le 10 Juillet, nous sommes rentrés le 12 Novembre en terre gersoise, après 4 mois de voyage et quelques 2900km. Ma dernière note date du 23 octobre, soit une éternité, alors petit retour en arrière pour résumer la fin du voyage.

Le soir même du jour où j'avais rédigé la dernière note, j'ai perdu mon âne... oui, je sais ça fait bizarre dit comme ça mais c'est la vérité. Je m'étais absenté quelques heures en laissant Phébus à ses occupations de brouteur monomaniaque pour visiter le village, accéder à Internet,; manger un morceau, etc... j'allais de temps en temps jeter un oeil histoire de voir s'il n'était pas en train de faire des bêtises(son passe temps favori une fois qu'il a brouté tout son saoul). Lorsque je suis retourné là où je l'avais laissé, plus d'âne, alors que mes affaires étaient toujours là, intactes. Évidemment, je m'affole, finis par appeler la police avec l'aide d'une serveuse qui accepta de me servir d'interprète. C'est en arrivant que la patrouille de police a retrouvé Phébus attaché à un arbre sur le bord de la route à environs 2 km de l'endroit où il aurait dû se trouver. Finalement plus de peur que de mal, en quelques heures j'avais retrouvé le poilu. Mais j'ignore encore ce qui s'est passé; de deux choses l'une, ou bien un amis des animaux sous influence a voulu déplacer Phébus se disant qu'il aurait plus à brouter sous un autre arbre, l'a mal attaché, et Phébus en a profité pour aller faire un tour, ou bien un illuminé s'est dit que s'était bientôt Noël et qu'il avait bien de la chance de trouver un âne parce qu'il voulait justement en offrir un à ses petits enfants, l'a embarqué et, se mettant à réfléchir en route s'est dit que peut-être il venait de commettre un vol (ça existe des cerveaux lents à se point?) bon, vous l'aurez compris, j'ignore ce qui s'est réellement passé et après tout ça n'est pas bien grave dans la mesure où j'ai retrouvé Phébus en parfait état. En tout cas je suis sûr d'une chose c'est qu'il n'a pas pu s'échapper tout seul, après quelques échappées belles j'ai appris à attacher Pomponette de manière à ce qu'il ne puisse pas prendre la tangente, du moins pas tout seul.

Le lendemain, comme prévu nous nous sommes rendus chez Christine et Pino des "Amis des ânes", c'est lui qui est venu nous chercher avec un van pour nous emmener chez eux, une centaine de kilomètres vers le Nord. L'occasion de visiter un peu la Berlin avant d'y entrer avec Phébus, nous nous y sommes rendus en train avec Pino le dimanche histoire de visiter un peu, l'occasion de voir la Hauptbahnof, l'immense gare centrale inaugurée il y a un an, toute de verre et d'acier, ainsi que l'Eglise du Souvenir, bien moins imposante pour cause de bombardement massif mais un lieu très fort tout de même. Et puis le mardi, ça commençait à nous démanger dans les jambes alors nous sommes repartis direction Berlin, en dormant deci delà, chez des amis de Christine qui s'était démenée pour nous trouver des endroits où loger ( Un grand merci à tous ces gens qui nous ont ouvert leur porte le temps d'une nuit ). Je pensais aborder Berlin par le Sud-Ouest, mais c'est finalement par le Nord Ouest que nous sommes entrés en ville, par la belle forêt de Spandau (pour ceux qui connaîtraient).

Pour des raisons pratiques, l'épisode Berlin avec Phébus a été relativement court: deux jours, le premier pour entrer, le second pour sortir. Je n'avais aucune envie de jouer les touristes avec un âne collé aux basques. Nous avons donc passé une nuit en plein centre de la ville , j'avais planté la tente au Tiegarten, un grand park en plein milieu de la ville, juste à côté du Bundestag et de la Porte de Brandenbourg où nous sommes allés le lendemain matin pour l'inévitable photo souvenir (celle-la même qui est parue dans la Dépêche). Puis nous sommes sortis de la ville direction la Pologne. Raconté comme ça , ça a l'air facile, mais essayez un peu de vous balader avec un âne dans les rues du centre ville de Berlin, Friedrich Strasse par exemple, une rue commerçante bondée de monde, au milieu des hommes d'affaire pressés, des petites vielles en déambulateur, des poussettes, des vélos et des planches à roulettes... le pied. On a même réussi à avoir un accident...enfin c'est plutôt l'autre qui a eu un accident, un cycliste qui en arrivant sur nous à vive allure n'a rien trouvé de mieux que se prendre le guidon dans une des sacoches de mon âne...ça n'a pas fait un pli, le cycliste a fait un vol plané avec atterrissage sur le bitume, j'ignore s'il s'est réellement fait mal, toujours est-il qu'il s'est relevé difficilement pour demander qu'on appelle les pompiers, la police, l'armée, etc.... Au jour d'aujourd'hui j'ignore toujours comment va se terminer l'affaire, la police a prit ma déposition et la sienne mais je ne sais pas s'il a porté plainte ou non. J'espère seulement qu'il n'avait rien et est passé pour un simulateur, n'empêche, le pauvre a quand même fait un beau vol plané.

Nous avons mis une semaine pour rejoindre Stettin en suivant plusieurs jours le cour de l'Oder, le fleuve qui sert de frontière entre l'Allemagne et la Pologne, la neige nous a fait perdre une journée de marche et nous a forcé a revenir en arrière pour trouver refuge dans un hôtel et puis le beau temps est revenu et nous sommes arrivés à Stettin sous le soleil le 7 Novembre.

 

26 octobre 2009

photos vrac

 

 

 

 

 

23 octobre 2009

juste avant Berlin

bon, je fais court -

nous sommes a Caputh -

7 km avant Potsdam et une vingtaine de km de Berlin -

ici Albert Einstein et sa femme Elsa ont vécu pendant deux ans dans une maison construite par l'architecte Konrad Wachsmann avant de trouver refuge en 1933 aux USA. J'aurais peut- être la chance de visiter la maison demain mais rien de certain, en revanche j'ai vu l'exposition permanente qui se tient a la mairie, super intéressant même si tout est en allemand alors évidemment c'est pas facile. -

Ce matin nous avons mit de nouvelles chaussures à Phébus, histoire qu'il n'arrive pas à Stettin sur ses moignons. -

Peut être ce soir mais plus probablement demain nous devrions trouver refuge chez Christine Möller des Amis des ânes, un contact donné par le grand Jacques Clouteau ( Vous trouverez qui c'est sur Internet) -

Donc dans quelques jours nous devrions entrer dans Berlin ( on va se marrer). -

Voilà c'est très court mais si tout se passe comme prévu je pourrais en raconter d'avantage demain ou après demain. -